Catastrophe écologique sur le site de Vale Nouvelle-Calédonie

  • Temps de lecture 1 minute
Chantier zone stockage déchets

Destruction de biodiversité par Vale

« A nos risques et périls » ?

Nous exigeons une industrie minière responsable de ses actions, respectueuse des hommes et de l’environnement, et nous nous opposons à toute exploitation de ressources ou autre activité pouvant engendrer des dégâts sur le patrimoine naturel, patrimoine reconnu au niveau mondial pour son caractère exceptionnel et qui constitue la ressource renouvelable majeure du pays.
Depuis des années, nos associations environnementales ont régulièrement alerté les autorités (enquêtes publiques, communiqués, courriers, recours en justice ) sur les risques inacceptables que fait courir le projet Valé Inco NC/Goro Nickel aux habitants du Sud et à notre patrimoine naturel.
Les services techniques compétents ont, à plusieurs reprises, confirmé ces risques en émettant des avis motivés, défavorables ou réservés.
L’industriel est passé outre.

Apprenant la décision de justice annulant le second arrêté d’ICPE pour insuffisance d’études d’impact, le directeur général de Goro Nickel NC, M. Jeffery Zweigg déclarait le 16 juillet 2006
« Nous prenons acte de cette décision, mais nous continuons à nos risques et périls ».
Leurs risques et périls ? ou les nôtres ?
Le 9 octobre 2008, la Province Sud autorise une nouvelle fois par arrêtés la mise en fonctionnement de l’usine et de la zone de stockage des déchets solides.
Le 23 janvier 2009, EPLP dépose au tribunal administratif un recours en annulation de l’arrêté d’exploitation de l’usine.
Aujourd’hui, face à la catastrophe écologique maintes fois annoncée, nous exigeons :

  1. le retrait des arrêtés provinciaux
  2. une expertise internationale indépendante sur les causes, conséquences et responsabilités de l’accident du 1er avril 2009 ainsi que l’évaluation de l’ensemble du procédé industriel.
  3. la participation de nos associations environnementales à l’élaboration du cahier des charges de l’expertise ainsi qu’à la désignation des experts.
  4. la consignation à titre de provision de la somme de 500 millions de CFP dans l’attente des résultats des expertises.
  5. le remboursement sans délai des aides liées à la défiscalisation, au cas où les experts concluraient à la non exécution des obligations et des engagements par l’industriel.

CODEFSUD EPLP WWF ACTION BIOSPHERE POINT ZERO/BASE LINE LES AMIS DU CARIGOU CORAIL VIVANT

Copies :

  • Monsieur le président de la République française
  • Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire
  • Monsieur le Sénateur H. Torre
  • Haut Commissariat de L’Etat Français en Nouvelle-Calédonie,
  • Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie,
  • Congrès de la Nouvelle-Calédonie,
  • Province sud de la Nouvelle-Calédonie,

 

Communiqué de Presse du 16 avril 2009