Gestion des déchets : précisions d’Action Biosphère

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isd boulouparis

Suite à l’article paru dans les Nouvelles du 1er octobre 2004 sous le titre : « Débat sur le dépotoir : soutien des écologistes au projet Boulouparis », Action Biosphère souhaite apporter les précisions suivantes :

1.    Le problème de la gestion des déchets en Nouvelle-Calédonie est suffisamment préoccupant pour qu’il ne fasse pas l’objet d’une polémique politicienne, par conséquent notre association dénonce toute manœuvre visant à une récupération politique.

2.    Comme annoncé dans un tract distribué au jeudi du Centre-ville sur l’environnement, notre association soutient l’« objectif zéro déchet ». Celui-ci consiste essentiellement en la mise en place du programme suivant : sur une durée d’environ 10 à 15 ans, trier les déchets en vue de leur recyclage, composter les déchets organiques, organiser des filières de recyclage pour les matières telles que le papier/carton, le verre, les métaux, les plastiques recyclables, les huiles usées, réduire les déchets à la source, remplacer progressivement des produits en matériaux non recyclables par des matériaux recyclables. Il s’agit d’un objectif réaliste économiquement viable, puisque c’est l’option choisie par Canberra, Seattle, la Nouvelle Ecosse au Canada, des agglomérations au Danemark et en Nouvelle-Zélande.

3.    Il n’y a aucune contradiction entre la valorisation des déchets par le recyclage et la réduction des déchets à la source. Ce sont deux options largement complémentaires qui rentrent toutes deux dans le programme « zéro déchets »

4.    Le recyclage des déchets est une économie de matières premières et il crée des emplois. Le gaspillage de matières premières ( papier, verre, métaux…) par l’incinération ou l’enfouissement est par contre « un sport de riche ». Les solutions qui prennent réellement en compte les ressources naturelles et la santé des populations sont les seules alternatives viables pour sortir des ornières dans lesquelles nous ont précipités un système économique et politique reposant essentiellement sur une augmentation anarchique de la consommation, la dictature des marchés et une course effrénée au profit à l’échelle de la planète.

5.    Aller à l’idéal aujourd’hui, c’est-à-dire réduire les pollutions et le gaspillage de matières premières, maintenir les équilibres nécessaires à la vie sur la planète et plus précisément là où nous sommes, est une nécessité absolue si nous ne voulons pas continuer indéfiniment à polluer et gaspiller les ressources non renouvelables comme si elles étaient illimitées.

6.    Ramener la citoyenneté au pouvoir d’achat est une conception réductrice et dangereuse à laquelle nous n’adhérons pas. La citoyenneté se définit pour nous à l’appartenance à une « communauté de destin », qui est appelée à faire des choix de société. La gestion des déchets est un problème de société et il convient donc à chacun, à la place qu’il occupe, du consommateur à l’industriel ou au commerçant, en passant par les élus, de choisir la solution la plus respectueuse de la santé et de l’environnement pour nous-mêmes et les générations à venir.